Rapports de recherche: approches tenant compte des traumatismes et de la violence

Sole Expression : Trauma-Informed Dance Intervention / Une intervention basée sur la danse et tenant compte des traumatismes

Présentatrices : Lindsay Jolie, directrice des opérations au Boost Child & Youth Advocacy Centre (Boost CYAC) et Shannon Brown, coordonnatrice de recherche, Université Ryerson

Date et heure : le 17 juin 2021 |13 h 00 - 13 h 20 (HAE)

Inscription : https://forms.office.com/r/R0uQemu2u5

Des services d’interprétation en français seront offerts pendant la présentation, et les diapositives seront disponibles en français.

Sole Expression est un programme de danse tenant compte des traumatismes qui utilise le hip-hop pour traiter les traumatismes chez les jeunes victimes de mauvais traitements ou exposés à la violence.

Objectifs d’apprentissage :

  • Se familiariser avec le programme Sole Expression et les conclusions préliminaires d’une recherche qualitative réalisée durant les 5 années de l’étude.
  • S’informer des implications politiques et pratiques résultant du projet. 

 

Lindsay Jolie 

Lindsay Jolie est directrice des opérations au Boost Child & Youth Advocacy Centre (Boost CYAC), une agence multiservices qui s’appuie sur la sensibilisation et l’éducation pour prévenir la maltraitance des enfants et qui traite les affaires de maltraitance grâce à une approche holistique axée sur l’enfant. Lindsay a rejoint l’organisme en 2001; pendant une dizaine d’années, elle a fourni aux enfants et aux jeunes victimes de mauvais traitements ou exposés à la violence des services liés aux traumatismes et à la préparation aux procès. Elle a par ailleurs soutenu Boost CYAC en organisant des événements spéciaux et des collectes de fonds, ainsi que dans la fonction de directrice aux communications et relations communautaires, qu’elle a exercée durant huit ans. De plus, Lindsay a donné des cours durant deux années universitaires au Child & Youth Worker Program du Collège George Brown sur la maltraitance et la négligence à l’égard des enfants, la rédaction professionnelle et la préparation aux stages pratiques.

Shannon Brown, MA CYC, B.A., CYW

Shannon Brown est coordinatrice de recherche pour le projet Sole Expression. Elle a travaillé durant de nombreuses années comme intervenante de première ligne auprès de jeunes victimes de traumatismes et de violence. Shannon a coordonné plusieurs projets de recherche, dont celui intitulé « A Gap Analysis for Victims and Survivors of Internet Child Sexual Exploitation » (Analyse des lacunes concernant les victimes et les survivants d’exploitation sexuelle des enfants sur Internet), et coordonne présentement un projet de recherche intitulé « Understanding the Impact of the Internet Child Exploitation Counselling Progam in Ontario » (Comprendre l’incidence du Programme ontarien de services de conseil pour la lutte contre l’exploitation des enfants sur Internet). Shannon entamera ses études de doctorat en septembre à l’École de travail social Factor-Iwentash de l’Université de Toronto.


Le programme STEP : Une intervention prénatale visant à soutenir à soutenir le bien-être des femmes enceintes ayant vécu de mauvais traitements au cours de leur enfance et à atténuer les répercussions intergénérationnelles des traumas

Date et heure : 15 juillet 2021 | 13 h 20 à 13 h 40 (HAE)

pour vous inscrire: https://forms.office.com/r/wbRPpjvge7

La présentation aura lieu en anglais, suivi du français. La présentation se déroulera en anglais de 13h à 13h20, et en français de 13h20 à 13h40 (HAE).

L’expérience de traumas au cours de l’enfance (ex. abus ou négligence) est fréquente chez les femmes enceintes de la communauté et peut complexifier l'expérience de la grossesse et de la maternité. De plus, les enfants nés d'une mère ayant vécu des traumas seraient trois fois plus susceptibles d’être à leur tour exposés à de mauvais traitements que les enfants de mères sans antécédents traumatiques. Toutefois, il existe peu d'interventions prénatales soutenues empiriquement et conçues pour les femmes enceintes qui ont été victimes de maltraitance dans leur enfance. STEP (Soutenir la Transition et l'Engagement dans la Parentalité) est un programme prénatal de groupe spécialement conçu pour les femmes enceintes qui ont été victimes de maltraitance au cours de leur enfance ou qui ont vécu d'autres types de traumatismes. STEP vise à soutenir la mentalisation par rapport à soi et à la parentalité, ainsi que la mentalisation des traumas, afin de (a) soutenir le bien-être des femmes pendant la grossesse et la période postnatale, (b) soutenir l’établissement d’une relation sécurisante avec leur enfant et son développement, et (c) contribuer à interrompre les cycles intergénérationnels de maltraitance des enfants. La présentation offrira un aperçu du programme STEP et présentera des données concernant l'acceptabilité et l'efficacité de cette intervention prénatale novatrice.

Objectifs d'apprentissage :

  • Avoir une meilleure compréhension de l'effet des traumas sur les femmes enceintes et leur enfant
  • En apprendre davantage sur le programme STEP, sur son acceptabilité et sur son efficacité

 

Biographie :

nicolas_resized_image.PNGNicolas Berthelot, Ph. D., est psychologue clinicien et professeur à l'Université du Québec à Trois-Rivières. Il est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en traumas développementaux; ses recherches portent principalement sur les mécanismes psychologiques et neurobiologiques soutenant l’adaptation et la psychopathologie à la suite de l’expérience de mauvais traitements. Il s'intéresse particulièrement aux effets des traumas sur la parentalité et vise à identifier les mécanismes impliqués dans les répercussions intergénérationnelles de la maltraitance infantile. Il a récemment développé le programme STEP (Soutenir la Transition et l'Engagement dans la Parentalité), l'une des toutes premières interventions prénatales manualisées pour les femmes enceintes et les futurs pères ayant vécu des traumatismes durant leur enfance. Ce programme vise à soutenir l'adaptation des parents qui ont vécu des expériences de vie difficiles, à favoriser le développement de leurs enfants et à interrompre les trajectoires intergénérationnelles des traumas. Il a également développé le concept de fonctionnement réflexif spécifique au trauma, un concept fortement associé à l'adaptation chez les survivantes de traumatismes et à la qualité de la relation qu'elles développent avec leurs propres enfants.

 


Inunnguiniq (l’art d’éduquer les enfants) : Développer et mener une intervention factuelle pour soutenir les familles à risque élevé du Nunavut victimes de violence familiale

Date et heure : 9 Septembre | 13 h 00 à 13 h 00 (HAE)

pour vouinscrire: https://forms.office.com/r/bf936KmvUs

Des services d’interprétation en français seront offerts pendant la présentation, et les diapositives seront disponibles en français.

L’objectif de ce projet consiste à adapter, mener et évaluer le programme d’éducation parentale factuel Inunnguiniq auprès de parents/éducateurs et éducatrices à « risque élevé » du Nunavut. « Inunnguiniq » est un terme inuktitut qui signifie « créer un être capable » et qui, selon la philosophie inuite, représente l’éducation des enfants et l’apprentissage continu.

Les 3 objectifs du projet seront examinés durant la présentation : 1) aborder les principaux déterminants de la violence familiale au Nunavut, y compris les traumatismes et les attachements perturbés à l’aide d’une intervention factuelle axée sur les traumatismes; 2) renforcer les capacités des communautés du Nunavut afin de fournir aux parents des programmes de soutien parental; et 3) revivifier le rôle du Inunnguiniq (la philosophie inuite sur l’éducation des enfants et de la famille) pour les Nunavimmiuts d’aujourd’hui et promouvoir des foyers encourageants et aimants pour les enfants.

Objectifs d’apprentissage :

  • Comprendre le concept du « Inunnguiniq »
  • Améliorer sa compréhension du contexte au Nunavut en ce qui a trait au programme « Inunnguiniq »
  • Mieux faire connaître les divers moyens auxquels recourent les Inuits pour trouver bien-être et pertinence dans un contexte de violence familiale au Nunavut

Biographies :

gwen.jpgGwen Healey Akearok est née et a grandi à Iqaluit, au Nunavut. Elle réside toujours au sein de cette communauté, en plus d’y travailler et d’y élever sa famille. Gwen est cofondatrice et directrice générale et scientifique du Qaujigiartiit Health Research Centre (AHRN-NU) à Iqualuit, NU. Elle détient une maîtrise en épidémiologie et en sciences de la santé communautaire de l’Université de Calgary et un doctorat en santé publique de l’Université de Toronto. Mme Healey Akearok a cofondé le Qaujigiartiit Health Research Centre en 2006 avec le défunt Andrew Tagak Sr.

 

nancy_mike.jpgNancy Mike est originaire de Panniqtuuq, au Nunavut, mais considère aujourd’hui Apex-Iqaluit comme son chez-soi et elle y vit avec ses trois enfants. Nancy a étudié au Collège de l’Arctique du Nunavut/l’Université Dalhousie et a obtenu son baccalauréat en soins infirmiers pour l’Arctique. Elle a toujours été passionnée par le fait d’œuvrer avec d’autres Inuits à l’amélioration de leur bien-être général, en s’appuyant sur la force de cette culture et de cette langue.